Ciné chez vous : la mer au cinéma avec Sophie / Les monstres marins

Le cinéma s’est fait le réceptacle de toutes ces peurs et le monstre aquatique est une figure incontournable de son histoire.

Les grandes étendues d’eau sont depuis toujours des objets de fascination et de crainte. L’Homme rêve de les parcourir mais tremble devant ce qu’elles abritent. Vous qui avez grand besoin d’évasion, voici nos petits conseils qui finiront de vous convaincre qu’on est mieux chez soi.

Les requins

 

L’ennemi aquatique numéro 1 au cinéma est bien évidemment le requin. Si les Dents de la mer, tourné en 1978 n’est pas le premier film à nous apprendre à nous méfier des nageoires émergées, c’est celui qui fait date dans la diabolisation de l’animal. Pour deux raisons essentielles : son suspense implacable, à vous éloigner pour toujours des bords de mer, et le fait qu’il soit également considéré comme le premier blockbuster de l’histoire. Car une part non négligeable de son très gros budget a en effet été dépensée pour le marketing. Réussite totale, puisque l’oeuvre du grand Steven Spielberg a tellement marquée les mémoires que trois suites vont lui être données et qu’il sera copié ad nauseam.

Si vous avez déjà vu et revu cette épique quadrilogie et que vous voulez toujours plus de frissons, nous vous conseillons Peur Bleue, Open Water ou The Reef.

Par contre n’allez pas vous imaginer qu’il n’y a que des poids lourds dans le genre. Loin des blockbusters, il existe une veine de films fauchés où l’inventivité supplée l’argent.

Amateurs de farces et autres joyeusetés sautez sur la série des Sharknado, un joyau à l’état brut. Imaginez, une série de pas moins de 6 films où des personnages font face à… des tempêtes de requins. Même loin de l’eau vous ne serez pas en sécurité !

Poulpes et Kraken

 

Mais lorsque que l’on pense aux fonds marins et à ses monstres qui les hantent, la première créature qui vient à l’esprit des fidèles lecteurs de Jules Verne, c’est plutôt le poulpe géant. Voici quelques propositions qui combleront tous ceux que les tentacules fascinent.

Si grâce à nos conseils de la semaine dernière, vous avez déjà vu la plus célèbre adaptation de 20 000 lieues sous les mers et que vous cherchez autre chose pour occuper toute votre petite famille, pourquoi ne pas (re)voir Pirate des Caraïbes : le secret du coffre maudit de Gore Verbinski ? Des acteurs qui cabotinent, des effets spéciaux qui n’ont pas pris une ride, de l’humour à la pelle, voilà de quoi passer 90 minutes de qualité.

Mais si c’est plutôt votre fibre patrimoniale qui a besoin d’être réveillée, tel le calmar affamé sur un petit bateau de pêcheurs, jetez-vous sur La guerre des monstres d’Ishiro Honda.

Ce réalisateur japonais dont le nom n’évoque peut-être rien aux oreilles néophytes, est pourtant l’un des père du film de monstre. On lui doit notamment l’invention des sagas Godzilla et Mothra dans les années 50. Et en bonus, même si personne ne s’était vraiment posé la question, sachez que Jack Perez a tenté de savoir qui serait le plus fort entre un requin et une pieuvre géante.

Réponse dans Mega Shark vs Giant Octopus.

Piranhas

 

Si vous vivez loin des côtes et que vous vous croyiez bien à l’abri des animaux mangeurs d’homme, détrompez-vous. L’eau est partout et la menace peut prendre toutes les formes. Même le plus petit poisson peut vous réduire en charpie. Notamment le piranha. Pas étonnant que l’idée loufoque qu’un si petit être puisse faire d’aussi gros dégâts ait inspiré les deux réalisateurs les plus espiègles dans le genre du film sanguinolent. On doit à Joe Dante et à Alexandre Aja deux comédies horrifiques aussi réjouissantes que flippantes : Piranhas et Piranha 3D, sortis respectivement en 1978 et en 2010.

Piranhas est un pastiche des Dents de la mer qui a compensé son manque de moyen par l’humour. Mais le suspense n’est pas sacrifié pour autant et Joe Dante en maîtrise parfaitement les codes. A tel point que cela lui a permis d’être repéré par Spielberg qui lui confiera la réalisation des Gremlins. Quant à Alexandre Aja, superstar française du film d’horreur, il se défend d’avoir fait un remake de son aîné même si on retrouve dans son opus les ingrédients qui ont fait le succès de Piranhas : de l’humour, du soleil, des jolies filles en maillot de bain, et du sang.

Quoiqu’on en pense, la magie opère au visionnage de ces deux petites pépites du cinéma de genre et offre à ses spectateurs du fun, du fun et encore du fun !

Crocodiles

 

Plus gros mais pas moins efficace pour démembrer les baigneurs, le crocodile est l’autre prédateur des lacs, fleuves et rivières. Là aussi, une longue tradition cinématographique s’est créée autour de la menace de cette petite bébête à écailles. Dans le lot, une saga a réussi à tirer son épingle du jeu : Lake Placid. Bien qu’ayant reçu un mauvais accueil et soupçonné d’être un plagiat d’un épisode de la célèbre série X-Files : aux frontières du réel, Lake Placid et ses suites est devenu un succès grâce à toute une génération d’adolescent terrorisée par son fameux crocodile marin arrivé par accident dans un lac américain. Bizarrerie zoologique qui fera même se déplacer une collègue (fictive, qu’on se rassure) du Musée d’histoire naturelle de New York.

De déplacement il n’est point question dans Crawl, dernière production en date d’Alexandre Aja (qui décidément se passionne pour les sales bêtes), puisque les alligators (soyons précis) s’invitent directement chez vous. Oui car en plus d’être gourmands, les monstres marins sont aussi très tenaces. Et l’engouement des spectateurs pour ceux qui les prédatent jamais démenti.

Sorti l’été dernier, le film a réuni près d’un demi-million de curieux en salles en France. Masochisme vous avez dit ?

Créatures inclassables

 

La liste est longue des animaux marins transformés en monstres géants par le cinéma à seule fin de terroriser les hommes. On pourrait passer des pages entières à les citer : orques (Orca, de Michael Anderson), crabes (L’attaque des crabes géants, Roger Corman) ou même... homard extraterrestre (Lobster Man from Mars, Stanley Sheff).

Mais il existe également des créatures plus originales et inclassables.

De cette catégorie relève deux films, qui sont également les meilleurs de tous ceux cité jusqu’à présents et que l’on vous recommande chaudement.

Le premier est l’Etrange créature du lac noir, réalisé en 1954 par Jack Arnold. Ce King-Kong aquatique est l’un des premiers long-métrages tourné dans les années 50 destiné à être vu en 3 dimensions. Classique du cinéma d’horreur, il a marqué des générations de cinéphiles et notamment Guillermo del Toro qui s’en est inspiré pour son film oscarisé La forme de l’eau.

L’autre est The Host, réalisé en 2006 par Boog Joon Ho (l’auteur de Parasites, palme d’Or 2019). Tout en restant un film de genre ultra efficace, il arrive à en déjouer tous ces codes, offrant un spectacle neuf, foisonnant d’idée et ne sacrifiant rien à l’ambition artistique. Car au-delà de la parfaite maîtrise de sa mise en scène, c’est également une fable politique critique de l’impérialisme américain. N’ayons pas peur des mots, c’est un chef d’œuvre.

 

Ciné chez vous : la mer au cinéma avec Sophie / Les sous-marins

Voici une sélection des meilleurs films se déroulant dans le micro-espace d’un sous-marin
En savoir plus

Ciné chez vous : la mer au cinéma avec Sophie / La pêche

Nos conseils de films à voir dans différents genre cinématographiques 
En savoir plus

Ciné chez vous : la mer au cinéma avec Sophie / Les batailles navales

Après les sous-marins et les monstres aquatiques, un autre passage obligé du cinéma maritime est celui de la bataille navale
En savoir plus

Ciné chez vous : la mer au cinéma avec Sophie / La Sirène au cinéma

Elles parcourent les mers mais aussi le cinéma, pour le bonheur des marins et des spectateurs petits ou grands
En savoir plus

Ciné chez vous : la mer au cinéma avec Sophie / Les explorateurs

Voici quelques propositions de films dans lesquels vous trouverez des équipages à suivre.
En savoir plus

Restez à bord : notre équipage a du talent

La mer au cinéma, la mer en jeux, la mer en musique découvrez nos thématiques 
En savoir plus